Verglas en Ontario : Oro-Medonte réclame de l’aide provinciale
Deux semaines après la tempête de verglas qui a frappé l'Ontario à la fin du mois de mars, la municipalité d'Oro-Medonte et des entreprises locales peinent toujours à se relever des dégâts. M. Sedgwick affirme que le gouvernement ontarien devrait permettre l’accès aux fonds de certains programmes afin d’aider la municipalité et son entreprise à se relever. Selon le propriétaire du Glen-Oro Eco-Retreat, ses terres ont perdu environ 1000 arbres dans la tempête. Sur les 14 yourtes de son établissement, 11 ont été endommagées, certaines complètement détruites, dit-il. Il estime les coûts de nettoyage et de réparation à plus de 300 000 $. Jason Sedgwick est le propriétaire de Glen Oro Eco-Retreat. Photo : Radio-Canada La tempête de verglas a frappé l'Ontario du 28 au 30 mars, causant d'importants dégâts dans plusieurs régions. D'après le maire Randy Greenlaw, Oro-Medonte, une municipalité de près de 26 000 habitants, a été particulièrement touchée. Pour obtenir de l'aide, la municipalité doit franchir plusieurs étapes administratives, comme l'explique le site du gouvernement de l'Ontario. Deux programmes distincts existent : le Programme d'aide aux municipalités pour la reprise après une catastrophe (MDRA) destiné aux municipalités, et le Programme d'aide aux sinistrés pour la reprise après une catastrophe (DRAO) pour les résidents et entreprises. Pour le premier, les municipalités doivent soumettre une demande formelle et démontrer que les coûts admissibles dépassent 3 % de leur assiette fiscale. Pour le second, seule la province peut le mettre en vigueur. M. Sedgwick décrit l'ampleur des dégâts sur la forêt de sa propriété : Pour cet entrepreneur, la perte est aussi émotionnelle. Plusieurs des bâtiments ont été endommagés. Photo : Radio-Canada Il affirme que son assurance ne couvre pas les dommages causés par la glace, ce qui aggrave sa situation financière. Face à cette situation, M. Sedgwick indique avoir lancé une campagne de sociofinancement qui lui a permis de poursuivre le travail. Il affirme que son entreprise emploie 25 personnes dans cette région rurale. De son côté, le maire d'Oro-Medonte affirme que sa municipalité a déjà dépensé plus de 780 000 $ pour nettoyer les dégâts causés par la tempête, une somme qui, selon lui, dépasse le seuil de 3 % de son assiette fiscale. Randy Greenlaw est le maire d'Oro-Medonte, en Ontario. Photo : Radio-Canada Sans cette aide, la facture risque d'être refilée aux contribuables, prévient-il. Le maire affirme qu'il s'agit de la pire tempête dont il se souvienne. Selon le site ontario.ca, le Programme d'aide aux municipalités pour la reprise après une catastrophe (MDRA) offre Quant au Programme d'aide aux sinistrés pour la reprise après une catastrophe (DRAO), le site gouvernemental indique qu'il Dans une déclaration écrite transmise à Radio-Canada, le gouvernement de l'Ontario indique avoir déployé des équipes sur le terrain pour aider les municipalités touchées. Quant aux résidents et aux entreprises, le gouvernement leur conseille de contacter leurs assureurs. Avec les informations d'Andréane Williams et Rozenn NicolleSi ce qui s'est produit n'est pas considéré comme une catastrophe naturelle, je ne vois pas ce qui pourrait l'être
, déclare Luke Sedgwick, propriétaire d'un camping de luxe dévasté par la tempête, lors d'une entrevue avec Radio-Canada.C'est la différence entre faire faillite et pouvoir reconstruire
, explique-t-il, visiblement inquiet.
Des dégâts considérables
Nous avons déclaré nous-mêmes qu'il s'agissait d'un désastre, une catastrophe naturelle pour notre municipalité
, explique M. Greenlaw.Ça ressemble presque à un terrain vague. [...] Il ne reste rien de la forêt.
Nous nous considérons comme les gardiens de la terre. C'est mon grand-père qui a planté ces arbres dans les années 1970 et les voir tomber de mon vivant est très triste.

Nous avions la meilleure assurance disponible, mais elle comportait des exclusions, notamment pour la glace
, précise-t-il dans un message envoyé à sa communauté plus tôt cette semaine.Nous avons pu faire des mises de fonds et commander ce dont nous avons besoin pour commencer à reconstruire, mais dans quelques semaines il faudra trouver le reste de l'argent.
Une municipalité sous pression financière
Une enveloppe provinciale permettrait à la municipalité de couvrir les frais liés à l'embauche d'entrepreneurs privés et l'aide fournie par d'autres municipalités
, explique le maire Greenlaw.
Cela signifie que vos impôts fonciers vont augmenter. C'est une catastrophe météorologique naturelle horrible qui a eu un impact très important sur cette municipalité.
J'ai vécu dans des parties de ce canton toute ma vie
, ajoute-t-il.Deux programmes d'aide distincts
de l'aide pour les coûts de fonctionnement et d'immobilisations extraordinaires découlant d'une catastrophe naturelle. [...] Aux fins du Programme, une catastrophe est définie comme un phénomène naturel soudain, imprévu et extraordinaire qui entraîne pour la municipalité des coûts admissibles représentant au moins 3 % des impôts que la municipalité prélève à ses fins
.peut vous aider à recouvrer des coûts après une catastrophe naturelle. Nous pouvons activer le Programme pour des dommages causés à des biens privés en cas d'événement naturel soudain et imprévu, comme une inondation ou une tornade, qui cause des dommages coûteux et étendus dans votre région
.Nous allons envoyer une lettre au bureau du Premier ministre et au ministre [des Affaires municipales] demandant une aide en cas de catastrophe naturelle pour le canton et nos résidents
, confirme le maire Greenlaw.Le personnel de gestion des urgences et les partenaires du Corps de l'Ontario ont travaillé dans les zones les plus durement touchées par la tempête pour aider les municipalités à nettoyer les débris, à effectuer des contrôles de bien-être auprès des résidents, à livrer de la nourriture et de l'eau, et à mettre en place des centres de réchauffement
, indique Alexandra Sanita, porte-parole du bureau du ministre des Affaires municipales et du Logement.Nous exhortons tous les résidents à contacter leurs fournisseurs d'assurance pour s'assurer qu'ils reçoivent le soutien auquel ils ont droit dans ces moments critiques. Les compagnies d'assurance ont l'obligation de fournir aux contribuables qui travaillent dur le soulagement qui leur est dû
, conclut Mme Sanita.
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